Le Pekiti-Tirsia Kali

Le Kali du style « Pekiti-Tirsia » se présente comme l’un des plus vieux systèmes de Kali des Philippines. Il a son origine dans la région centrale des Philippines (Visayas).

 

Le Pekiti-Tirsia convainc par son système d’autoprotection logique efficace fondé sur l’application stratégique et tactique de techniques contre-offensives.

 

Une part importante du Pekiti-Tirsia Kali est sa philosophie positive et appréciative de la vie : de croire en la vie, en la bonne santé et de croire au succès. Comprendre que le Kali Pekiti-Tirsia est un art martial vivant conduit à améliorer et à adapter continuellement ses méthodes à de nouvelles demandes. Grâce à cela, le Kali Pekiti-Tirsia demeure un art de survie pratique de valeur.

 

L’utilisation pratique de la contre-offensive contre les armes à impact et les armes tranchantes a toujours été et demeure l’objectif de l’entraînement au Kali Pekiti-Tirsia. C’est pourquoi le Kali Pekiti-Tirsia est aujourd’hui autant d'actualité qu’il l’était il y a 50, 100 ou 300 ans.

 

Le Kali Pekiti-Tirsia est le seul système reconnu par le gouvernement philippin. Ceci inclut l’enseignement du système aux Forces d’élite de Reconnaissance du Bataillon Marin de l’Armée des Philippines.

 

Le Kali Pekiti-Tirsia est un système de combat compact et facilement assimilable. Il comprend toutes les phases de l’auto-protection.

·         Combat à longue distance, à moyenne distance, à courte distance et combat au sol.

·         Combat à partir d’angles et de positions différentes.

·         Contre-offensive comme défense contre des attaques avec ou sans arme (bâton, épée, couteau, et autres).

·         Contre-offensive comme défense contre un ou plusieurs adversaires.

 

 

Le système Pekiti-Tirsia est fondé sur le principe de défense offensive contre les attaques à arme tranchante ou d’impact. Le même principe est vrai et fonctionnel pour le combat à mains nues. Pour cette raison, dans le système Pekiti-Tirsia, il n’y a qu’une seule série de mouvements et de principes de combat, indépendante du fait que l’attaquant ou le défenseur soient avec ou sans arme.

Cette structure permet une utilisation plus économique du temps de pratique et met en confiance par la compréhension et l’expérience. Si une méthode fonctionne contre un adversaire armé d’un couteau, elle fonctionne aussi contre un adversaire sans arme.

L’organisation « Pekiti-Tirsia International »

En 1994 Bill McGrath, un éléve de Grand Tuhon Leo Gaje depuis 1975 à été promu par le Grand Maître Leo Gaje au rang de Tuhon Guro (Instructeur en chef) et lui a été attribuée la tâche de développer le système aux Etats Unis et ailleurs.

Le but de cette nouvelle organisation était de rester en dehors de toute politique et conflits internes que Tuhon McGrath a vu détruire tant d’arts martiaux et d’organisations au fil des années. Il semblerait que plus un art grandit en popularité, plus il grandit également en conflits d’intérêts et disputes concernant les rangs, entre autre.

 

Tuhon McGrath ne voulait pas que ceci arrive au Pekiti-Tirsia. Pour arriver à son souhait d’un environnement dégagé de toute politique, Tuhon Bill McGrath a structuré Pekiti-Tirsia Internationnal (PTI) avec les concepts suivant en tête :

  1. Pas de techniques secrétes : Si toutes les techniques sont listées et répertoriées dans un curriculum clair, cela permet de garder les instructeurs honnêtes. Un instructeur ne peut donc pas dire à un élèves « fait ceci ou cela pour moi (paie moi pour plus de cours privés, amène du monde à mes séminaires ou encore invite moi dans ton club) et je t’enseignerais les « techniques secrètes… » En Pekiti-Tirsia il n’y a pas de techniques secrètes.
  2. Une structure de rang clair : Si les techniques requises pour chaque rang sont listées et accessibles au publique, comme sur le site de PTI, alors cela aidera à garder les élèves honnêtes, il est difficile de se prétendre d’un rang élevé quand vous ne connaissez pas la matière technique requis pour ce rang.
  3. Des techniques consistantes : Une des première complaintes que vous entendrez des élèves de l’ancienne génération, mais également encore aujourd’hui est le fait que vous ne verrez que très rarement les instructeurs vous montrer la même technique d’un cours à l’autre. Cela était assez commun à l’époque ou les instructeurs Philippins enseignaient en cours privés de manière traditionnelle aux Philippines mais cette technique peut difficilement être appliquée lors de l’enseignement d’un large groupe sur des classes régulières aux Etats Unis ou en Europe. Les instructeurs PTI enseignent sur la base d’un livre de notes et de ce fait ils savent exactement ou leurs élèves en sont, ce qu’un élève absent à raté ou encore ou il doit exactement reprendre si par exemple il change de club PTI.
  4. Ne dites jamais « Merci » avec un rang : Chez PTI, les gens qui s’investissent et aident à l’organisation d’événements ou la promotion de l’art reçoivent en retour un cadeau du genre couteau, épée ou même parfois une plaque de remerciement mais JAMAIS un rang d’instructeur. Le titre de Directeur est donné à la personne en charge de la coordination des séminaires, la promotion et le management du style dans le pays, mais encore une fois, jamais un rang d’instructeur.
  5. Le seul moyen d’obtenir un rang d’instructeur chez PTI est de passer chacun des tests instructeurs sans aucune exception.
  6. Ceci est un art martial, pas une secte : Il y a deux chose qui peuvent rendre un art martial malsain et le transformer en secte ou culte : Encourager les élèves à penser qu’ils sont les servants de l’art et non l’inverse. Un environnement malsain ou le Maître est mis sur un pied d’estale et considéré comme un héro.

PTI se protège de ces deux dangers en se concentrant sur les besoins et buts des élèves pendant les cours plutôt que se concentrer sur ce qui glorifie l’instructeur ou l’art lui même.

 

En aout 1995, La charte PTI, Le système de Rang et le Curriculum complet ainsi que le « Test Book » ont été validé par GM Leo Gaje et Pekiti-Tirsia International commençait officiellement.

 

En 1997, il est apparu évident que GM Leo Gaje ne se retrouvait pas dans cette manière structurée d’enseigner et promouvoir et la décision à été prise pour Pekiti-Tirsia International de se séparer et continuer sur son propre chemin. Aujourd’hui, Pekiti-Tirsia International est géré par Tuhon Bill McGrath sous sa seule autorité et en tant qu’entité séparée de toute autre organisation actuellement sous GM Leo Gaje.